Exemples de réussite

Le pouvoir de la recherche :
traitement révolutionnaire des caillots sanguins ici même à Ottawa

Voici le témoignage du Dr Marc Rodger et de son équipe au sujet de la recherche révolutionnaire sur la thrombose.

Comme bien des choses dans la vie, les caillots sanguins peuvent être à la fois utiles et nuisibles. Ils peuvent sauver la vie en fermant les plaies, mais peuvent aussi causer la mort s’ils se logent dans un organe et bloquent la circulation sanguine.

Le Dr Marc Rodger est spécialiste de la thrombose à L’Hôpital d’Ottawa (L’HO). Il détecte les caillots sanguins possiblement mortels dans les veines, les dissout de façon sécuritaire et les empêche de réapparaître. À titre de scientifique principal à l’Institut de recherche de l’Hôpital d’Ottawa (IRHO), il élabore et met à l’essai de nouvelles stratégies pour la prise en charge des caillots sanguins. Ses recherches ont engendré des retombées importantes pour L’HO et dans le monde entier.

« La recherche sur la thrombose est importante pour moi parce que nous pouvons réellement faire quelque chose pour aider les patients, soutient le Dr Rodger, également professeur de médecine à l’Université d’Ottawa. Nous avons apporté des améliorations à toutes les étapes, de la prévention au traitement, en passant par le diagnostic. Ça compte beaucoup pour moi de faire une différence dans la vie de nos patients ici à l’échelle régionale, mais également d’influencer les soins pour une génération de patients à l’échelle internationale. »

Au cours des dix dernières années, le Dr Rodger et ses collègues ont créé des modèles diagnostiques qui sont utilisés partout dans le monde pour simplifier la détection de caillots sanguins.

Ils sont les pionniers d’un programme novateur de traitement à domicile des caillots sanguins ainsi que d’un système téléphonique interactif qui fournit aux patients des mises à jour régulières sur la posologie médicamenteuse.

Ils dirigent un essai clinique international d’envergure qui vise à améliorer la prévention des caillots sanguins chez les femmes enceintes à risque élevé. De plus, ils ont mis au point un outil pour prédire à quel moment il est sécuritaire pour les patients d’arrêter le traitement contre les caillots.

Ces innovations permettent non seulement de sauver des vies; Elles facilitent le traitement et améliorent son efficacité pour les patients, leur famille et le système de santé.

Des soins de calibre mondial : le témoignage d’un patient

Le groupe de recherche sur la thrombose de l’IRHO a fait une énorme différence dans la vie d’innombrables personnes, notamment celle de Thomas d’Aquino, avocat et homme d’affaires bien connu d’Ottawa.

En 2005, à la suite d’une vive douleur ressentie dans le dos, M. d’Aquino s’est rendu à l’urgence pour apprendre qu’il avait deux caillots sanguins logés dans un poumon. Il a ensuite découvert qu’il était atteint d’un trouble de coagulation rare appelé déficit en protéines S.

« Je me souviens, raconte M. d’Aquino, que ma première question fut de demander où je pouvais obtenir de la documentation pour m’aider à saisir ce qui venait de m’arriver. Le Dr Rodger m’a remis des rapports de recherche, y compris des articles rédigés par lui-même et ses collègues et cela m’a été très utile pour comprendre rapidement mon problème de santé.

On n’a pas souvent l’occasion de rencontrer un médecin capable de diagnostiquer le problème, et qui consacre en même temps beaucoup de temps à des recherches sérieuses sur le problème. C’est à mon avis la meilleure combinaison », affirme M. d’Aquino.

Grâce aux recherches effectuées à l’IRHO, M. d’Aquino a reçu rapidement son diagnostic, a été traité sans être hospitalisé et suit un traitement permanent d’anticoagulants qui contribue à le garder en vie.

« Si M. d’Aquino nous était arrivé il y a 12 ans lorsque j’étais encore aux études, on l’aurait hospitalisé et il aurait attendu au lundi pour subir les tests d’imagerie qui prouvent qu’il avait un caillot au poumon, croit le Dr Rodger. On l’aurait traité à l’hôpital à l’aide de médicaments intraveineux pendant une semaine, et on lui aurait prescrit des anticoagulants oraux à son congé. »

Thomas d’Aquino est arrivé à l’urgence le dimanche soir et a reçu son congé le soir même de sa visite. Il est traité en tant que patient externe depuis.

« C’est profondément touchant d’avoir été traité si promptement pour un trouble aussi grave et de recevoir ensuite la permission de rentrer chez moi tout de suite après. C’était très important sur le plan psychologique », renchérit M. d’Aquino.

Selon le Dr Rodger, on est passé d’une situation, il y a dix ans, où les soins étaient prodigués de façon inefficace à l’hôpital et représentaient un fardeau énorme pour le système et les patients, à un modèle de soins efficace et simplifié en clinique externe.

Mesure de l’incidence sur la vie des patients

Comment mesure-t-on les conséquences de ces recherches sur des patients comme M. d’Aquino?

Un des meilleurs moyens d’évaluer la qualité des soins consiste à déterminer la fluidité du sang du patient. Le sang doit être assez consistant pour se coaguler en cas de plaie, mais pas fluide au point de former des caillots inutiles et indésirables. À la Clinique de la thrombose de L’HO, le sang des patients se situe dans l’écart de fluidité optimal 80 % du temps, ce qui dépasse de loin les 50 à 60 % habituellement atteints dans d’autres centres.

« Je suis un grand admirateur de la Clinique de la thrombose, conclut M. d’Aquino. J’ai toujours tellement bien été traité par tout le monde : en commençant par cette magnifique dame accueillante à la réception jusqu’au personnel qui travaille avec le Dr Rodger. Je n’ai reçu que d’excellents traitements. »

Pour en savoir plus sur le Groupe de recherche sur la thrombose, cliquez ici.

Publications sur la recherche de pointe sur la thrombose réalisée à l’IRHO

  • Oake N et al. CMAJ January 2009;180(9):927-933.
  • Anderson DR et al. JAMA 2007;298:2743-2753.
  • Rodger MA et al. CMAJ 2008;179(5):417-426.
  • Wells PS et al. JAMA 2006;295(2):199-207.
  • Wells PS et al. N Engl J Med 2003;349(13):1227-35.